A l’occasion de la publication de son nouveau roman Qui ne dit mot consent, Alma Brami répond aux questions de Pluton-Magazine
1. Pourquoi avoir choisi ce personnage de pervers narcissique qu’incarne Bernard ?
Mon livre s’est construit autour d’une seule phrase qui est venue un jour en moi, et qui ne m’a plus lâchée. « Il faut beaucoup d’amour pour devenir une ombre ». Cette phrase a été comme un tuteur, et mes mots se sont enroulés autour d’elle.
Je me suis placée dans la peau d’Émilie, c’est elle qui nous fait découvrir son mari, ses enfants, sa vie. Je n’ai pas posé de diagnostic sur cet homme. Elle est amoureuse de lui, et je sais pourquoi, il y a des raisons pour cela. En revanche, le lecteur devient spectateur, il a donc un certain recul, il peut alors souffrir de la position d‘Émilie et en vouloir à Bernard.
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